
L'histamine ou 4-(2-aminoethyl)imidazole, comme la cadavérine, putrescine, spermine, spermidine... sont des amines biogènes naturellement présentes chez l'homme mais aussi chez les animaux et les plantes. Ces molécules ont une action sur le système nerveux central, le système vasculaire, gastrique. L'histamine intervient comme neurotransmetteur dans les phénomènes allergiques et inflammatoires et provient de la décarboxylation d'un acide aminé, l'histidine, par l'action d'une enzyme présente chez certains micro-organismes et cellules humaine : l'histidine décarboxylase.
La quantité d'histidine est réglementée dans les produits alimentaires ( Règlement 2073/2005 CE.) : Produits de pêche : 100 mg/kg, produits de la pêche maturés, saumurés : 200mg/kg, sauce de poisson produite par fermentation : 400mg/kg
Au laboratoire :
| Analyse | Méthode | Délai |
|---|---|---|
| Dépistage dans les poissons et produits à base de poisson | Méthode interne immunochromatographique | 2 jours |
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Bien que naturellement protégé contre l'apport alimentaire d'histamine, une consommation en grande quantité ou une tolérance plus faible liée à une pathologie ou un traitement médical peuvent dépasser les capacités de l'organsime et provoquer une intoxication.
Les symptômes apparaissent rapidement (de quelques minutes à quelques heures - 1 heure en moyenne) et sont proches d'une réaction allergique :
L'histamine se fixe au niveau de 4 récepteurs transmembranaires (H1, H2, H3 et H4) entrainant diverses réactions dont la contraction des fibres musculaires lisses (notamment au niveau des bronches et du tube digestif) et la libération de monoxyde d'azote responsable de la vasodilatation des capillaires. D'autres mécanismes impliquent les cellules de l'immunité (leucocytes, mastocytes), les cellules présynaptiques et les cellules de la paroi de l'estomac responsables des symptômes décrits ci-dessus. L'histamine est responsable de 11 foyers de TIAC déclarées en 2018 avec plus de 200 personnes atteintes et 2 hospitalisations.
Les symtômes disparaissent en général seuls en quelques heures (quelques jours dans les cas graves) mais peuvent évoluer vers un choc anaphylactique (réaction allergique exacerbée pouvant engager le pronostic vital). Le traitement se fait par l'administration d'antihistaminiques. A l'exception des personnes intolérantes, la toxicité dans le poisson se situe aux alentours de 50 mg/kg avec une forte variabilité individuelle.
Les facteurs influençant l'intoxication et l'importance des symtômes sont :
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L'histamine est une molécule thermostable (aucun effet de la cuisson) que presque 200 espèces bactériennes sont capables de produire en fonction des conditions environnementales. Dans les poissons les principales responsables sont les entérobactéries (optimum de croissance aux alentours de 30°C). Les bactéries du genre Morganella (Morganella morganii) et Photobacterium (Photobacterium phosphoreum) sont connues pour leur capacité à produire de grandes quantité d'histamine à des températures inférieures à 4°C et également sous vide ou sous atomsphère modifiée. La température à un rôle prépondérant sur la croissance des micro-organismes et donc sur la production d'histamine. D'autres facteurs agissent sur la l'activité de l'histidine décarboxylase : pH (un pH bas renforce l'activité enzymatique mais limite la croissance microbienne), concentration en sel.
Les poissons riches en histidine faisant l'objet d'une réglementation :
Famille Exemple Scombridae Macquereau
Thon
Bonite
Listao
ThazardClupeidae Sardinelle
Plichard
Sardine
Hareng
Sprat
GaspareauEngraulidae Anchois Coyphaenidae Coryphène, Mahimahi Pomatomidae Tassergal Scombresosidae Balaou
Samana -
Les actions correctives sont principalment ciblées sur la maîtrise du développement microbien sur les poissons et produits laitiers:


